La Hongrie s’oppose à la justice de l’UE : une résistance inquiétante Manon Lemoine, juin 27, 2025 La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a réitéré sa condamnation de la Hongrie pour ses méthodes d’expulsion des migrants. Dans un arrêt rendu le 24 juin 2025, l’institution basée à Strasbourg a dénoncé les « expulsions collectives » perpétrées par Budapest, jugées contraires à la Convention européenne des droits de l’homme. Cette décision soulève des questions sur la conformité des politiques hongroises avec les normes internationales, tout en mettant en lumière une résistance persistante face aux exigences européennes. L’affaire a suscité un débat sur le rôle de l’Union européenne dans la gestion des flux migratoires, mais aussi sur la manière dont certains États membres choisissent d’interpréter les obligations juridiques. L’attitude de Budapest, perçue par certains comme une remise en cause du droit international, cristallise les tensions entre souveraineté nationale et coopération européenne. Les autorités hongroises, pour leur part, restent fermes dans leur position, affirmant que leurs actions visent à protéger la sécurité et l’intégrité territoriale de leur pays. Le cas de la Hongrie illustre les défis persistants de la politique migratoire en Europe, où les divergences entre États membres risquent d’affaiblir la cohésion européenne. Les institutions européennes doivent désormais faire face à une réalité complexe : comment concilier le respect des droits fondamentaux avec les préoccupations souveraines de chaque pays. Brèves